Le blogota

Oct 30

mea culpa maxima à l’ouest

BWENAS NOWCHES !

pardon pardon pardon pardon. Les cours ont enfin commencé et le cortège de travaux de groupes/exams/lectures/soirées qui suivent est dur à gérer. M’enfin on se ménage, on se fait des petits weekends comme on peut, et là, on part pour La Zona Cafetera, qui comme son nom l’indique…devrait être intéressante. Des plantations, des collines, de la pluie et une bien belle lumière, si j’en crois my fellow exchange mates.

Quelques photos en vrac de ces dernières semaines ou je ne vous ai guère gâtés… et beaucoup de bises from Bogota, où la saison des pluies a bel et bien commencé….

villa de leyva bis

le blowling -0% mécanisé-

happy halloween


Oct 5

les vacances se finissent…

…comme elles ont commencé, calmement, dans un petit pueblo de la cote atlantique, inconnu semble-t-il des touristes, et pourtant charmant. Nous sommes à Tolu, jusqu’à demain matin, où nous prendrons la route de Monteria, la grande ville, pour sauter dans un avion pour Bogota, en ayant bien pris soin de troquer tongs et shorts pour un bon combo jean-baskets…sombre perspective.

En attendant, voila a quoi ressemble Tolu. Vous conviendrez que c’est une façon pas triste de finir les vacances !

ça ne s’invente pas…

avouez que ça faisait longtemps que vous en aviez pas vue une…

vue depuis notre pension mimi (pas de cucarachas a ce jour), le “marazul de Tolu”

Voila, maintenant, on va aller faire du canoé dans un marécage, pour ceux que ¡a intéresse. A la prochaine, depuis Bogota sans doute.

Besos !


Sep 29

“T’es tu mis ton chasse-moustiques ?”

Où l’on discute de la dignité du dernier de cordée (tout a été dit sur le 1er, on va pas s’étendre)

Alors, d’abord, je reconnais et regrette que la paresse ait été plus forte, encore une fois. J’avoue avoir honteusement profité des jours qui ont suivi l’atroce épisode que je vais raconter ici pour ne rien faire…et ne pas aller sur internet ou presque, encore moins rédiger des billets exhaustifs. Mais tout ca c’est fini, voici voici…

Des photos ! OUAIS !

Le trek a la Ciudad Perdida !

Confiants et légers, nous quittons notre petit paradis à gringos (mais pourquoi? POURQUOI ?) en jeep ridicule, pour rallier un pueblo, point de départ de l’expédition. La Ciudad Perdida est à 40km de la, 40km sur un chemin qui serpente dans les montagnes de la Sierra Nevada de Santa Marta, qui monte, qui descend, qui traverse les 5498 fleuves dans les vallées…Tout ca s’annonce riant. Il fait soleil, le 1er jour de marche est dur mais les paysages sont a la hauteur, tralala promenons-nous dans la jungle c’est rigolo hihi on a de la boue jusqu’aux genoux ! Jusqu’au premier soir, donc, rien de grave.

Enfin, tous ces kilometres a pied, quand meme, ca fatigue. Donc on dort, comme une souche pour ma part, meme que dans des hamacs (la réconciliation a été officiellement signée avec ce mode de dodo qui reste quand meme bizarre). Je dors paisiblement, sans me douter qu’à côté de moi, quelque chose d’horrible se prépare…la machine maudite est en marche, et au réveil, c’est un Pierrot tout fiévreux qui me murmure ” Je meuuuurs, j’ai de la fièvre, j’ai vu des indigènes danser autour de moi toute la nuiiiiit, j’vais vomiiiiir”. Bon, moi je me dis “L’homme est malade, il va te servir tout son cinema, il faut juste que tu fasses semblant d’y croire et que tu lui fasses boire plein d’eau”. L’homme ne donne pas signe d’aller mieux, faudrait-il s’inquiéter ? AH tiens ! Voila que l’homme vomit. Bon bon bon…essayons de nourrir l’homme…non? Bon, ben on verra bien.

Le 2eme jour, donc, fut deja un peu plus challenging, avec des nausées continues du coté de l’homme, naissantes chez votre servitrice, des montées dans la boue, des descentes dans plus de boue, des traversees, la classique supre completo quoi. on marche “seulement” le matin, parce que la pluie nous emêche d’avancer l’après-midi, on croise avec respect les indigènes de la Sierra, qui nous décrochent à peine un “Gnoupf” que nous choisissons d’interpréter comme un “Sois le bienvenu, homme blanc et beau; dis donc, qu’est-ce-que tu marches bien ! Je suis impressionné par tes talents et te présente mes respects”…m’enfin on sait pas trop. Eux marchent (que dis-je ils volent) pieds nus sur cette terre glissante que nous piétinons tant bien que mal de nos énooormes godillots, ils sont tout propres, nous puons et nos jambes ne sont déjà plus qu’une extension de la boue, ils sirotent du jus de citrouille (sic) et nous trimbalons nos bouteilles de coca salvatrices…qui a dit choc des cultures ?

les Kogis de plus de 7 ans n’aiment pas être pris en photos, du coup vous n’aurez droit qu’au gaminou.

Bref, ca y est, nous sommes officiellement le couple glamour de l’expédition, nos états gastriques respectifs sont aussi fleuris que la nature alentour et l’après-midi, qui devait être le moment de repos de nos jambes, se transforme en marathon de fond entre le lit et les toilettes, charmant lieu de villégiature vous vous en doutez. BREF. Passons.

Manger, vous n’y pensez pas, nous on préfère marcher a jeûn ! On repart pour un 3eme jour, qui doit nous amener au pied de la fameuse Ciudad Perdida, dont on comprend un peu mieux chaque jour qu’elle mérite bien son nom. La journée de marche amène son lot de montées, descentes, traversées, bestioles, sueur…encore une journée de champions en somme. Le déjeuner, on sèche, merci, on va plutôt passer encore une autre après-midi à essayer de guérir au fond de nos lits tout au fond de l’abri en tôle où nous passons notre 3eme nuit.

Au réveil, miracle ! Ca va mieux, et l’ascencion des 1200 marches (inégales et glissantes, bien entendu) jusqu’à la Ciudad Perdida se fait avec force sueur mais sans trop de heurts (oh que c’est joli, ca!). Arrivés au sommet, les yeux s’écarquillent et le coeur se serre: La Ciudad Perdida, ainsi rebaptisée par les agences de voyages, s’appelle en fait Buritaca, et servait, entre le XVè et le XVIIIè siècle, de lieu de vie permanent aux shamanes des indigènes de la Sierra, et parfois de refuge à des indigènes de passage, oui qui fuient les Espagnols qui envahissent peu à peu la région pour piller l’or et les différentes richesses dispo dans le coin. C’est vraiment vraiment très beau, et les vues sur la Sierra sont spectaculaires. On reprend petit à petit goût à cette aventure et on se félicite, entre 2 photos de groupe, d’avoir réussi notre coup. On avait aussi pris soin d’embarquer quelques offrandes pour les pauvres bougres qui sont postés là, envoyés pour un minimum de 3 mois au “castigo” (punition): une douzaine de mecs, entre 18 et 25 ans, coincés là-haut sans rien…leurs regards s’illuminent quand ils d’ecouvrent dans les paquet qu’on leur apporte, entre autres, du rhum, de l’aguardiente, des oreo…et pas de magazines porno (introuvables à Taganga, nous nous excusons platement).

Pour moi ce sera sans commentaires, merci.

Sur cette image se cachent: un Américain, un Irlandais, une Hollandaise, une Allemande, et 2 personnes fatiguées. A toi de jouer !

On redescend tant bien que mal les 1200 marches, après un court parcours dans les recoins de la Ciudad Perdida (c’est immense et le conservateur prend bien soin de ne pas dégager la forêt alentour, ca donne un petit air Forêt de Brocéliande, pas dégueu), et on le sent bien, l’atmosphère se détend lorsque nous reprenons le chemin inverse, encore 2 jours de marche (et pas des moindres), et nous serons rentrés !

Les 2 jours se passent, nos estomacs toujours pas ne trépassent, de cuillere de riz en cuillere de riz, nous arrivons enfin à destination ! Passés à la moulinette et puants, nous retrouvons notre hôtel précédent, pour douche, lessive et dodo massifs, à Taganga.

Poussés par un élan de romantisme poétique, nous reprenons la route pour aller présenter nos respects au village natal d’un grand monsieur qui sait toujours tirer les bonnes ficelles pour nous faire rêver, Gabriel Garcia Marquez. Gabi est né à Aracataca, un pov’ bled moisi où il n’y a rien à faire que s’imprégner de cette ambiance particulière, et l’hotel dans lequel nous passons la nuit est parfait à cet effet (mais vraiment à aucun autre). Passons sur cette étape qui a eu pour seul intérêt de nous mettre en face de nos propres mièvreries, nous qui croyions trouver un village comme dans les livres -Aracataca aurait inspiré les descriptions de Macondo…n’y croyez pas c’est faux (ah si, on a aussi pris un mototaxi et c’était vachement chouette, et aussi, un bonhomme avait installé une roulette russe géante dans la rue et on a joué..et perdu).

En route pour le repos, le vrai, nous nous dirigeons vers Carthagene, et alors la….c’est beau ! et on en profite, calmement (un peu moins quand on rencontre des amis de Bogota qui sont là en vacances….), nos estomacs se remettent, on fait péter les compteurs à sommeil, et on est bientôt prêts pour un nouveau trip ! Aujourd’hui, encore quelques visites à faire ici, et demain…direction playa blanca et ses campings sur la plage.

Pierre le Rouge devant sa frégate à Carthagène des Indes…ca sonne bien mais c’est ridicule.

Bonne journée à tous, bonne bascule aux stagiaires et bises à tous !

A très bientôt

**J’ai oublié une information capitale pour un certain public: notre guide, pour le trek, s’appelait Omar. Ouais, badass, même si c’était en fait un petit farfadet maléfique monté sur ressorts. Voilà, c’est tout !**

“Omar don’t scare, yo !”


Sep 20

ceci est un post plein d’effroi

Nous partons demain pour un trek de 5 jours (et 4 looongues nuits) dans la jungle. Je suis terrifiée. Si vous n’avez pas de nouvelles d’ici lundi prochain, je sais pas, faites quelque chose.

Sans rire, tout va bien se passer. Enfin je crois.

A très vite !


Sep 19

les yuyus reviennent !

Bon les cocottes, je vous avais laissées hier soir sur la route de Cabo de la Vela.

Au bout de 3h et des épis de mais (on en transportait à peu pres 248 kgs, c’était la bouffe pour la semaine des Wayuus de Cabo), on arrive au “village”. Le “village”, c’est une route, bordée d’un coté par la mer des caraibes, de l’autre par des huttes en yoyo, ou plutot en yotoro mais on arrivait jamais à le dire (le yotoro c’est la partie solide et sèche à l’intérieur du cactus local, je trouve l’information suffisamment intéressante pour vous la transmettre). Les indigènes qui vivent là, les Wayuus, n’ont rien. Enfin j’exagere, ils ont des huttes en yoyo, des hamacs qu’ils accrochent aux poutres en yoyo et des épis de mais qui pendent aux poutres en yoyo. Et, fatalement, des poissons.

Sauf que le gouvernement allait quand meme pas laisser les Yuyus pépouses dans leurs huttes en yoyo ! Donc ils ont construit des huttes en “yoyo chic” (c’est pas moi qui l’a inventé, c est Uribe) pour tous les gros touristes qui, à n’en point douter, allaient rapidement abonder dans la region, consommer, et faire en sorte que les Yuyus eux aussi aient vite vite des télés !! youhou !

Sauf que, comme on ne peut pas arriver a Cabo de la Vela en hélico, il se trouve allez quoi, grand max, 5 touristes en meme temps dans le pueblo (en période de vacances hein), répartis dans entre les 65 hotels en yoyo construits là quasiment de force par le gouvernement. Autant dire que c’est la teuf ! Les dames Yuyu tissent toute la journée, les Don Yuyus pechent, et tous dorment et se lèvent avec le soleil. C’est une sacrée expérience, que nous avons d’abord vécue de loin, en dormant une première nuit dans un hotel en “yoyo chic” (nos dos en avaient bien besoin, mais on se serait passé des cucarachas), puis de très très près, parce que bon, il fallait bien le faire, notre bapteme de la nuit en hamac. Alors apres avoir vécu une journée typique de Wayuu ou presque - marcher 1h avec notre barda jusqu’a l “hotel” yoyo-pas-chic (ca va, vous suivez ?) sous le soleil, accrocher les hamacs aux poutres en yoyo, manger un poisson et rallier la playa sagrada des Wayuu à travers le désert (il fait franchement 40 degrés, sa Rousseur prend de sacrées rougeurs) ou on est couasi tout seuls, escalader le promontoire sagrado des Wayuus pour y admirer le coucher de soleil et manger un autre poisson -, et ben après tout ca, on s’y colle, une nuit à la Wayuu, dans un maudit (je suis polie, y’a maman qui lit) h-a-m-a-c.

Les hamacs, vous pensez encore, comme nous il y a 48h, que c’est coooool, c’est pepouuuuuse, aaaaah une sieste en hamac dans mon jardin (Allo, les Lobez?)…C’est diabolique, un hamac. Non, vraiment. Déjà, on avait mis nos hamacs tout près l’un de l’autre pour pouvoir partager la moustiquaire. Ergo, si Pierre bouge, hop, mouvement perpétuel mécanique, Stéphanie bouge. La réciproque, plus fréquente, est vraie aussi. Il n’y a pas un poil d’air, les bouches sont sèches (les Wayuus ont pour seul végétal des oignons, qu’ils foutent partout), et personne ne dort. Ah oui, j’ai oublié de préciser qu’n allait au devant d’un réveil à 3h30 le lendemain, pour se taper le chemin de retour (personne ne nous avait informésdu fait que les voitures quittent le village à 4h du matin, ci-mer). Il est donc 20h (bwn oui, y’a rien a faire après, voyez) on a beaucoup d’heures devant nous avant le lever, et une frousse bleue des “flying lobsters” (si quelqu’un cherche un scénar de nanar pour faire peur aux ados…go go go c’est 100% efficace). Tout est réuni pour une bonne grosse nuit de sommeil ! Oui, alors, après 2 heures de mouvements perpétuels mécaniques entrecoupés de brèves somnolences, on en a marre et on décide de partir à la recherche d’eau. Il faut savoir que cela implique au minimum une demi-heure de marche dans le noir jusqu’au “village”, avec un résultat pas garanti du tout du tout du tout (un jour j’écrirai un livre sur les betises qu’on peut faire quand on dort pas, promis). Tant pis, on chausse la frontale et on y va.

On finit par trouver, par un vrai et incroyable hasard, et on retourne, bien hydratés (“1 coca y 4 botellas de agua por favor”, la peur du manque, comprenez…la nuit allait etre longue), se coucher chez la mama Yuyu qui nous fait terriblement peur. Il est 1h du matin, on se lève dans 2h30. On attend patiamment, donc.

A 3h30, branle-bas-de-combat, on joue à on-part-demain et on fait les sacs en express, après avoir entendu un drole de trucs grignoter nos biscuits qui ont disparu. Sérénité a-bso-lue. On grimpe dans une jeep encore plus déglingue que celle de l’aller, il fait nuit, on tourne dans le désert pour une raison que nous n’avons pas comprise (on parlait pas encore couramment Wayuu, à l’époque, esscusez), et à 8h du matin on arrive a Uribia, pour un ptidej pas bon du tout mais qui a le mérite de se composer de vraie bouffe, et c’st déjà pas mal. Une voiture pour Riohacha (qui contourne un péage en empruntant une pieste boueuse, au nez des flics…sur la piste boueuse, un couple de vieux indiquent que la voie est libre —0-0— !), un bus pour Santa Marta, tout ca j’ai pas bien suivi, j’étais complètement dans les vapes, et nous voilà de retour à la grosse civilisation qui tache: Australiens, Israeliens et Américains se donnent rendez-vous à Taganga pour manger des ceviches et boire des cocktails après leur journée de cours de plongée PADI-accredited. On n’arrive pas bien à dire si c’est triste ou vraiment cool de retrouver un lit, une douche et de la bonne bouffe. Enfin on en profite et on pionce paisiblement dans une chambre avec des murs et un matelas.

Mais la treve est de courte durée puisque nous partons mardi matin pour la grande expédition vers la Ciudad Perdida: 5 jours, 4 nuits, la jungle, le guide et nous (et les bebetes, brrrr). En avant les histoires !

Je retourne dormir un peu, bons baisers de Taganga !

**La rédaction s’excuse pour l’absence de photos (qui sont belles au demeurant), mais nous sommes actuellement dans un hotel soupconné de cucarrachisme tendance groucho-marxiste, avec des navigateurs internet à l’avenant. Navrée, me rattraperai un jour on on se paiera un hotel décent**


Sep 18

les yuyus qui faisaient des maisons en yoyo vous saluent

Salut salut !

Vous etes ou, alors ? Ben nous, la, on est la:

Enfin, on etait la-bas il y a quelques jours,mais je trouvais que l’accroche etait cool. D’abors, laissez moi m’excuser pour le peu de nouvelles. C’est a dire que ce soir nous avons internet pour la 1ere fois depuis le depart. Enfin, il y avait bien le centre communautaire d’acces a internet de la communaute Wayuu de Cabo de la Vela, mais ils jouaient a WOW donc on n’a pas voulu les deranger, respect quoi, ouais.

Alors, la photo, la haut, a ete prise a Palomino, un de ces bleds paumes le long d’une route, qui vivote principalement de la vente d’arepas aux routiers qui passent a toutes les heures du jour et de la nuit. Nous sommes arrives a Palomino apres

- 1h35 d avion (bogota - valledupar)

- 5h de bus (valledupar - riohacha)

- 1h de marche (traverser riohacha, il fait 30 degres et 90% d’humidite, on est en tenue de bogota)

- 1h30 de bus (riohacha - palomino, avec un rab de 30 minutes pour les 2 controles de flics intempestifs sur la route)

- 30 minutes de marche dans la jungle, frontale et sac au dos, de la route a la plage. 

Camping chez Mme Rosa (dont les activtes sont parfaitement legales, contrairement a ce que son patronyme semble suggerer). Chez Mme Rosa, c’est charmant. on dort en tente (une tente pour 8 scouts pour nous 2 tout seuls, ca se deguste, meme si elle est passablement deglinguee):

Et puis bon, on est a 50m de ca:

donc, oui, y a pas d’electricite et rien a manger, oui on se douche au seau d’eau douce tiree au puits (mais chacun sait que j adore ca, donc aucun probleme), mais quand meme, qu’est ce que c’est beau !

Au cours de nos ballades, on croise ce genre de choses pas desagreables a l’oeil

et en plus ya meme pas de serpents !

Bon, voila, on passe 2 nuits la, a aller et venir entre la plage et le pueblo pour le ravitaillement, et puis on decide que tout ca est un peu trop civilise pour nous, donc direction la peninsule de la Guajira. Et la, c’est pas gagne. Je vous le fais facon listing tranports:

- retour en bus a riohacha, sans les controles de flics cette fois (1h30)

- bus de riohacha a un obscur croisement dont tout le monde parle, Cuatro vias, 2h

- voiture de cuatro vias a uribia, “capitale de la Guajira” (honnetement, on dirait Bamako, le truc). on rencontre des francais penibles, on dejeune avec eux et….le clou du spectacle….

- 3h30 entasses a 30 dans une jeep (je n’exagere pas), sur une piste qui mene tout droit au bout du monde

voila. ca saute dans tous les sens, ca pue, pierre est a a moitie debout sur le marchepied, a moitie assis sur mes genoux a moi, qui suis moi meme a moitie assise sur les genoux de mon voisin…etc.

Et la, au bout de looooongtemps, Pierre et Stephanie arrivent au bout du monde. Mais ca, je vous le raconterai demain parce que j ai plus de temps.

BISOUS !


Sep 13

Sep 6

Tout en improvisation….

Aujourd’hui c’est lundi et ça, ça veut dire que hier, c’était le week-end ! Encore un week-end bien rentabilisé, a fuir avec acharnement le froid de la capitâle.

Nous partîmes samedi matin, 7h30 évidemment, certains vraiment “chargés” et fort peu réveillés (on m’avouera dans le courant du week-end que certains participants du voyage auraient oublié comment diable ils ont pu passer du lit au bus…il y avait juste 1h30 entre les 2. bref…)

Jonas et Michael, 2 charmants enfants au sommeil et à l’haleine également lourde un samedi matin.

7h de route plus tard, 7h qui n’étaient pas de trop pour secouer tous les miasmes de la fête de la veille, nous arrivons là:

ceci est donc notre chambre; enfin notre balcon ouvert sur la jungle, quoi. Plutôt sympa ! Le seul problème étant que nos corps s’accomodent mal des 90% d’humidité, et nous nous liquéfions instantanément. C’est un peu incommodant, d’autant que les membres du personnel de l’hôtel ont l’air de plutôt bien gérer la température de leurs corps, et nous regardent un peu bizarrement. Qu’à cela ne tienne, on enfile les mailots de bain déjà humides et on file se baigner à la première cascade qu’on trouvera…

…pleins d’entrain malgré la chaleur étouffante (littéralement)

la première photo boys band d’une loooongue série (ça les amusait beaucoup), sous la première lichette d’eau qui suintait des énormes cailloux au-dessus des têtes.

*la je suis vraiment verte, je viens de perdre tout larticle (j en etais au bus retour, c etait pas triste) a cause de mon ordinateur qui me lache un peu plus chaque jour. desolee ce sera la version courte et hargneuse*

Nous arrivons à une “plage” au bord de la riviere (comprendre le torrent) local, le Rio Claro, et attirés pas ses eaux fraîches, on se jette dedans. Bien mal nous en a pris, puisque le courant se révèle littéralement irrésistible, et on se rattrape assez minablement sur une corde placée là avec bienveillance pour les tocards comme nous. Ca donne ça:

Qu’à cela ne tienne, on est rafraîchis ! M’enfin il s’agit de pas traîner, parce qu’il est 17h30, la nuit tombe et surtout…le repas est servi jusqu’à 18h30. On se presse un peu pour rentrer, en faisant bien mine de ne pas avoir peur du tout des drôles d’oiseaux qui se réveillent à la nuit tombée (pire que l’oiseau brosse-à-dents, l’oiseau alarme-incendie), pas plus que de tous les petits trucs qui commencent à s’agiter autour de nos pieds mais que de tout façons il fait déjà trop noir pour les voir. Donc on se dépêche, on dîne (enfin un vrai repas, le 1er depuis trop longtemps, et on se retire dans nos appartements, repus et assoiffés (les boissons ne sont pas comprises dans le combo pension complète dans la jungle, et dans le désordre du matin, on a oublié de prendre de l’argent…passons); enfin sur le chemin de notre chambre…quelqu’un nous attendait…

c’est pas moi qui ai pris la photo, inutile de le préciser, moi j’ai fui dans mon lit et hurlé jusqu’à ce que quelqu’un veuille bien regarder sous mon lit. Bon, le générateur arrête de tourner après 20h30, donc on s’enduit conscieucieusement d’anti-moustiques (les bruits alentour sont de plus en plus bizarres) et on se couche, en papotant de tout et de rien, en regardant les éclairs…s’approcher…on commence à vaguement entendre le tonnerre, même…se rapprocher…bon, bah voilà, c’est le déluge, on s’entend plus…donc on écoute tous ces drôles de bruits qui s’accumulent par couches (le torrent, la pluie, le tonnerre, les oiseaux, les bestioles diverses et variées…un sacré concert), jusqu’à l’endormissement. Les lits tremblent à chaque coup de tonnerre, ça berce, c’est déjà ça !

Au petit petit matin, on se réveille avec les premières brumes de la jungle, ça confine au mystique, mais on n’est pas du genre à croire au mystique, donc on prend la photo et on se rendort, tranquilisés par le retour de la lumière, en attendant le ptidej

Avant de descendre pour rompre le jeûne, on remercie tous l’ami Jonas, qui en prévision de la frugalité le jungle, avait emballé quelques provisions, mises sous scellé dans son sac fermé. Chic, une banane au réveil (La Banane !). Ah oui mais non, on trouve ça à la place

Nous avons donc eu de la visite cette nuit. OK. OK. On reste bien calmes et on secoue bien le sac de l’ami (enfin, on le regarde faire, nous on fuit, bien entendu). Ya personne. Bon, on décide de passer l’incident sous silence, histoire de pas trop psychoter. Et on descend manger, un petit-dejeuner bien moins frugal que ce qu’on craignait, donc tout va bien, on a toutes les forces nécessaires pour affronter la marche qu’on a prévue (qui devrait durer quelque chose comme 2h-2h30).

Ca fait son effet sur tout le monde: ça rend pensif, ça ennuie, ça fatigue ? You chose

On s’enfonce de plus en plus dans la jungle, à la rencontre de ses habitants les plus incongrus…jugez seulement

Tout ce petit monde vit dans un coin de la planète assez hostile, mais somme toute plutôt beau

Arrivés au bout du chemin, enfin, au moment où le chemin devient difficile à distinguer dans la végétation qui nous arrive sous les bras, on décide sagement de s’arrêter et de se baigner un peu, à un endoit de la rivière qui nous paraît présenter le plus petit danger de mort, et tu sautes ! et tu sautes ! et tu fais des drôles de figures !

Aucun allemand n’a été blessé au cours de ces cascades

Bref, les gosses à la plage quoi. 

Enfin, c’est bien connu, l’eau ça creuse, donc on rentre déjeuner fissa et on prend à peine le temps de digérer qu’ on s’occupe d’aller louer d’étranges donuts en caoutchouc noir pour descendre la rivière. Là encore, excès de témérité. Il n’y apas de photos de ces moments forts en adrénaline, si ce n’est celles de nos blessures que je vous épargnerai, mais qui en tout cas ont bien fait rigoler les Colombiens, spectateurs ahuris de nos performances d’équilibristes (“ASSES ! UP! ROOOOOCKS !”, en gros). Affronter les rapides du Rio Claro, ça a un prix, et il ne paie pas par Mastercard, mais il se compte en pansements. Bref !

Douche, pansements et sacs, et on part à la recherche d’un bus pour Bogota. Nous sommes sur l’axe Medellin-Bogota, ça devrait pas être trop dur ! Et ben si ! On tombe sur des militaires désoeuvrés le long de la route, qui abandonnent vite leur air de Gestapo pour finir pas rire avec nous de notre infortune, arrêter des pickups pour nous (6h de nuit à l’arrière d’un pickup, ç’aurait été folklo..)

finalement, après 2 petites heures à attendre au stand à bière du bord de la route (nous navons pas un sou, et sommes condamnés à regarder les Colombiens s’enivrer pour la dernière fois du weekend), on se fait pousser jusqu’au village suivant pour acheter un billet de bus en bonne et doue forrrme, avec le peu de sousous qu’il nous reste…Tout marche et on se retrouve dans un bus bondé, où chaleur humaine et mécanique font péter les thermomètres. C’est parti pour 6h assis par terre entre le bébé à gauche et les jambes de Mogli dans la gueule, affamés bien sûr. Tout est bien qui finit bien et nous retrouvons la froidure nocturne de Bogota sur le coup des 2h du matin. Merci pour le chouette weekend, tout le monde au lit !

J’espère que ce post vous aura fait sentir la moiteur de la jungle et la fraîcheur de ses eaux. Bonne semaine (je vais principalement m’attacher à préparer la grande expédition des explorateurs Pedro Jimenez de Quesada et Stéphanie Vespucci, départ prévu mardi prochain) !!

Besos


Aug 29

“esta chica es increible !”

sooooolut !

il est 21h a villa de leyva, et c’est une journee bien sportive qui s’acheve pour ma petite personne (de meme qu’elle acheve mon voyage, puisque demain…retour a Bogota).

Je me levai donc, ce matin, bien decidee a aller crapahuter dans les montagnes qui entourent le TRES TRES BEAU village qu’est villa de leyva, atteinte hier soir apres un voyage e-pique (fail). J’avais eu vent d’un certain chemin cheminant dans la montagne, qui menait a de bien beaux points de vue sur le villaage…forcement, ca m’interesse, je chausse mes godillots et Bim Bam Boumon y va. Je demande quelques renseignements, bon, ca a l’air simple. C’etait sans compter ma desormais legendaire malchance en termes de marches….cette fois, j’avais pris les devants, j’avais les bonnes chaussures et tout, mais….arrivee a la 1ere cascade (fort jolie), j’ai…ehem….perdu le chemin. Oui c’est possible.

Bon, ben du coup, j’ai quand meme pas mal galere hein, m’enfin j’ai pu admirer le paysage depuis des points de vue inedits, me disais-je pour me consoler un peu…Bon, j’ai pas fait ma maline bien longtemps et je suis redescendue me doucher a l’hostel parce que, oui, en chemin, j’ai trouve moyen de me retrouver dans un champ ou tout avait brule 4 mois plus tot, donc j’etais pleine de traces de charbon…j’vous raconte pas les coups d’oeil du tout-Bogota chicos venu s’endimancher a Villa de Leyva (decidement, les Bogotains chics font vraiment tout et n’importe quoi les dimanches…).

Bon, pour info, mon hostel, ou plutot la maison de Dona Martha, chez qui je loge, c’est ca:

plutot agreable, donc.

Apres ma douche, j’enfourchai fierement un des velos que vous voyez sur cette photo pour me diriger vers des sites archeologiques de la plus haute importance de la region. El Fosil, d’abord, qui comme son nom l’indique est un fossile. Voila. Ensuite, El Infiernito, qui est un endroit a priori assez anodin, mais en fait assez incoryable. Il s’agit d’une sorte d’horloge solaire a saisons geante. J’explique: en regardant l’angle que faisait le soleil par rapport aux colonnades

les indiens Muisca (a il va fallioir s’en referer a Wikipedia si vraiment ca vous interesse), pouvaient determiner a quelle saison on en etait…et donc quoi planter ! Impressionnant vous disais-je. Il y avait la egalement de droles d’arbres a haricots qui eveillerent ma curiosite de botaniste…

Bon, tout ca, je precise, a velo. Et sur un velo pour gamin de 12 ans. pas facile facile, sous le soleil…D’autant plus que j’avais oublie ma bouteille d’eau. Heureusement, la Providence (a ce stade-la je vois rien d’autre) a mis sur mon chemin Alvaro et Tomas, respectivement pere et fils, respectivement globe-trotter a la retraite et metaphysicien ludopathe (il se definit lui meme comme ca, allez comprendre). Ces deux gaillards, plutot que de railler mon air de bagnard a pedales, m’ont offert de faire une pause sur le chemin pour boire une biere, qui selon Alvaro (et selon Melanie et Philippe Rama) serait le meilleur remede contre d’une part la soif et d’autre part les courbatures que je ne manquerai pas de ressentir demain au reveil, chouette chouette.

Devant tant d’amabilite je ne pouvais qu’accepter l’offre, et…c’est ainsi que commenca ma soiree…a faire des etapes anti courbatures sur la route de Villa de Leyva (12 km a couvrir en tout, un vrai marathon) avec Alvaro et Tomas, tous 3 tout contents de papoter et siroter, le chemin s’en trouva bien facilite. L’arrivee a Villa de Leyva au coucher de soleil fut spectaculaire

et la cadence ne ralentit pas (surtout ne pas se relacher dans la lutte contre les coubatures), et c’est pas le concert de Tango qu’on donnait sur la plaza (les copains, l’Argentine, l’emotion, tout ca tout ca) qui nous on fait ralentir, for shoa.

Alvaro appelle ses copains ex-globe-trotters, on refait le monde, il fait bon, passent des gens qui presentent leurs respects a Alvaro et ses copains et m’offrent des goyaves (je sais pas comment je dois le prendre, m’en fous ca sent bon et ce sera bon pour le ptidej), le commun des mortels fideles de Villa de Leyva sort de la messe et vient ragoter sur la plaza…c’est une bien belle derniere soiree de voyage.

Wish you’d been here !

Bonne nuit, que suenen con los angelitos (moi j’ai toutes mes chances avec les angelitos, ce soir, ils dansent deja devant mes yeux hebetes)!

allez, besos !


Aug 28

l’aventure c’est l’aventure !

bonsoir bonsoir 

hier donc, je me la pete, je vais grimper une cascade…en tongs, je precise. Une grosse demi-heure de bus et le chauffeur me met dehos sur le bord de la route en me disant ” la, a droite”…ok. De la route, on voit vaguement ça:

c’est deja impressionnant, mais je me demandais bien comment diable arriver la-haut. Bon, la-dessus arrive un bonhomme qui me taxe 4000 pesos et me dit que ca va etre galere d’aller la-haut chaussee comme je le suis…”Tu vas te rouler das la boue et te tremper”. OK, yes ! J’y vais !

Et que j’me roule dans la gadoue (agreablement matinee de bouse de vache), et que je tape la causette avec les papillons…arrivee quasi en haut, dans la boue jusqu’a la taille, je croise…o misere de misere (pierre grateau ne lis pas les lignes qui suivent)….UN SERPENT ! Je suis navree, j ai pas eu le coeur a le prendre en photo, mais le pire, c est qu il etait joli ! Un truc tout fin, rouge avec une tete noire et jaune…surement rien de mechant, mais QUELLE FROUSSE ! J’ai eu du mal a continuer mon chemin, les jambes m’en tremblaient (je rappelle que j’etais totalement seule sur un chemin de boue vers une cascade), mais j’arrive enfin au bout du chemin, et la…bon, ça valait le coup:

Du coup, je me baigne vite fait, c frais, mais de toutes facons je suis deja trempee…je redescends, re 30 minutes et des papayes de bus, et on arrive a san gil…sous le deluge ! Du coup apres un dejeuner au sec, une sieste s’impose, pour attendre la fin de l’incroyable averse. Je me reveille, reposee et seche, 3h plus tard…hem. On est vendredi soir, la ville est calme, mais caaaalme….je bouquine en terrasse jusqu a ce que le sommeil me gagne a nouveau. Quelle vie de sainte, quand meme !

Pour ce qui est d’aujourd’hui…pas de parapente pour des raisons meteorologiques principalement, et financieres accessoirement. Je suis en route pour un serieux petit dej, puis quelque 5-6h de bus pour vila de leyva, via tunja, pour ceux qui suivent sur la carte…

A tres vite !


Page 1 of 3